Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 12:43

Qui est au fond Andy Warhol ? Mérite-t-il tant de renommée ?

Je me suis posé la question devant ses images repeintes de stars. Immenses sérigraphies aux retouches acryliques.

Au Grand Palais, je suis venue avec mon virtuel stylo rouge, l'esprit critique, observer son Grand Monde. Et peu à peu, en passant les salles, mon impression, mes sentiments se sont modifiés pour se laisser séduire par les recherches esthétiques de ce monsieur au cheveux blonds platine. Au fond de moi, j'ai perçu l'écho de l'infranchissable beauté. J'ai senti la présence d'un grand esthète. Mondain bien sûr. Amoureux de la richesse, caché, grimé derrière l'extravagance et le pouvoir de l'argent d'une société américaine richissime, aux hommes d'affaires, politiciens, acteurs de goûts modelés par la mode tapageuse du se faire valoir, connaître coûte que coûte. Mais tellement à la recherche de la divine étincelle de beauté. Alors, j'ai laissé mes pierres de côté, sans pouvoir lapider cet art sériel. Tout simplement pour son amour de la perfection, son admiration de l'image féminine. Paupières indéniables, surlignées de cyan, touche doucement bleutée ou verdissante, lèvres au rouge cru; yeux intensément ouverts, écarquillés de mascara. Ainsi parlent toutes ses figures aux rituels repentirs. Tous ses portraits se fondent en un regard, une expression de lèvres purpurines dans un ovale parfait où par la carnation d'un peau souple et lisse, il célèbre la femme fatale en Brigitte Bardot, Jacqueline Kennedy, Liz Taylor... Images populaires, rendues au peuple, magnifiées, agitées en bannière. Idoles et mythes... Recherche de la perfection d'Andy Warhol, au teint d'une mère idéale... Warhol admire la beauté. Elle n'est plus sur des yeux, une bouche qu' une expression de l'âme. Il répète le Christ de la Cène par Léonard de Vinci à l'infini, jaune d'or sur fond noir.

Artiste élu d'un monde excentrique où il était de bon ton d'obtenir son portrait par cette célébrité. Société d'icônes commerciales : boîte de conserve; bouteille de coca. Peu importe la manière de peindre. La peinture de chevalet est morte affirment intéressés et intellectuels de l'art. Andy  Warhol est connu, reconnu, médiatisé. Ses images synthétiques commercialisées, ses œuvres sont donc géniales pour trop d'intérêts financiers en jeu. 

Publiciste, photographe, réalisateur, Andy Warhol est nullement un peintre mais un artiste fétiche de consommation. Qui possède l'autre ? La société ou l'artiste ? Qui mène ou suit aveuglement le chemin de la facilité ? Malgré sa séduisante recherche d'images à la manière  des icônes, il en demeure : Andy Warhol n'est pas un peintre. Dépourvu de facture, son travail pictural se limite à des rehauts d'acrylique aux résultats flatteurs. Les moyens restent faciles, industriellement commerciaux même s'il ajoute dans sa mixture de l'urine à la manière des frères Le Nain ou embue de poudre d'or et d'argent en pluie d'esbroufe ses gigantesques sérigraphies.

 

Le grand monde d'Andy Warhol, reflète l'enfer sartrien d'un Huis clos où chaque visage incite, selon moi, ce cri de l'âme : "Le regard d'autrui me mange..."

Partager cet article
Repost0

commentaires

B
Bien d'accord....je le considère plutôt comme un graphiste...de très grand talent.....et si quelqu'un a collé à son époque comme personne c'est bien lui.....il a su renifler le vent des tendances avec génie.....
Répondre